jeudi 14 février 2013

La Costa Del Sol, version Chile




Apres le désert d’Atacama, et encore un long voyage en bus (+12h), on retrouve enfin le Pacifique. 

Une arrivée tardive, vers 22:00, dans un hôtel qui mérite de rester dans l'obscurité! Choisi pour sa situation soit disant près d’une plage et sa piscine, on se retrouve dans une ‘cabanas’ aux murs décrépis, 
sale et avec un trou dans le plafond ( cela devrait permettre d’admirer les étoiles ou les insectes !), salle de bains puante et une piscine ou on baignerait meme pas notre chien! 
Blues assure! Apres une très longue journée en bus, nous sommes tous très susceptibles...même les enfants qui ne veulent pas rester. 
Bref, on déménage le lendemain matin pour trouver un hôtel bien plus agréable au centre ville, avec piscine, et au même tarif ; va comprendre!

Iquique c’est un peu le Saint Tropez des Chiliens, avec les grands immeubles et une joyeuse cacophonie en plus.
Une ville qui a eu son heure de gloire vers la fin du 19ème siècle, début 20ème siècle avec le boom des mines de salpêtre florissante dans l'arrière pays. 

Son charme reside essentiellement dans les vestiges du passe: un mélange de demeures coloniales espagnoles avec des intérieurs de style victorien: sa Plaza Arturo Prat et son avenue Baquedano. Les demeures sont construites a base de bois de tamarugo en provenance des plateaux de l’arriere pays (la Pampa Del Tamarugal).

Plaza Arturo Prat


L'avenue Baquedano, aux couleurs nationales pour commémorer 
les 134 ans du début de la guerre du pacifique

Exemple d'un Palace en centre ville


Les plages, au moins aussi bondées que sur la cote d'Azur!


Nous profitons de notre deuxième jour pour mieux découvrir la région, et les mines.  L’histoire de ces mines est assez étonnante, en particulier celle de Humberstorne. Cette région du Chili appartenait au Pérou avant la guerre du Pacifique (1879-1883). Les mines étaient la propriété d’une multitude de petits propriétaires Péruvien. Humberstone, citoyen britannique qui avait compris le potentiel du Salpêtre réussi à convaincre ces propriétaires de lui déléguer la gestion administrative de toutes ces mines, pour que les propriétaires puissent ‘travailler plus’…

Puis vint la guerre du pacifique, et l’appropriation de cette région par les Chiliens. Ni une ni deux, Humberstone en profite pour clamer la propriété de ces terres qu’il gère déjà depuis longtemps… et le tour est joué.

Malheureusement, après la première guerre mondiale et l'interdiction d'exporter le nitrate de soude (utilise en particulier comme explosif) vers Allemagne, c'est le début du déclin. Les allemands vont développer des alternatives et les mines vont fermer peu a peu.

HUMBERSTONE




 L'église de la mine: les anglais n'ont pas le même 
savoir faire que les espagnols!!!

Mais l'arrière pays regorge d'autres petits bijoux. Voilà l’occasion de la nouvelle légende du jour : la légende de ‘La Tirana’. L'histoire se passe à l’époque vers 1535. Alors que la plus part des indiens Incas de la région avaient été soumis aux conquistadors, un petit bastion de ‘gaulois’ persiste dans La Pampa Del Tamarugal. Ces guerriers étaient menés par Nusta Hillac, la fille d’un grand prêtre Inca (alors prisonnier des espagnols); ils restaient en embuscade, cachés dans la foret de Tamarugo, et massacraient tout intrus. Ce territoire était un ‘no mans land’ pour les conquistadors.

Un jour, les guerriers capturèrent un jeune espagnol parti a la recherche de la ‘cité d’or’. Ce fut le coup de foudre entre la princesse et le prisonnier.  Nusta usa de tous les recours possible pour retarder l’heure de la mise a mort de son prisonnier.  Impressionné par le sang froid de l’espagnol face a la mort elle lui demanda d’ou il puisait son courage. Celui ci lui expliqua qu’il puisait sa force dans sa fois, et dans sa croyance en la vie éternel. Captivée, la jeune princesse voulu en savoir plus et bientôt voulu se convertir. Un soir, ils échappèrent du camp et partir vers la rivière pour que Nusta puisse être baptisée. Les guerriers les surprirent, et croyant la princesse en danger, ils tuèrent l’amour de sa vie. Dans l’attaque, la princesse fut aussi blessée. Elle eut le temps de demander a ces guerriers d’être enterrée au cote de l’espagnol, et qu’une croix soit érigée a l’endroit de leur sépulture.

Plusieurs années plus tard, alors que les guerriers n’étaient plus, des espagnols de passage tombèrent sur cette croix. Ils y virent in signe de Dieux et érigèrent l’église de La Tirana. 

LA TIRANA


Cette journée d'excursion nous donne aussi l'occasion de visiter plein d'autres petits villages sur la route.  A cette époque, il est courant de voir se former des petites tornades dans le désert!



Quelques ossements de dinosaures furent aussi découvert dans la région, d'ou ce jolie parc aventures!



 Ce monstre me dit quelque chose

FIN





2 commentaires:

  1. PS Explication : nous avions d'abord lu la version française en traduction automatique...
    On vous souhaite un bon Pérou
    G.G.

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